A quoi sert le vote aux élections européennes ?

Sans qu’on s’en rende toujours compte, les décisions des élu.e.s européen.ne.s ont un  impact  sur  plusieurs  aspects  de  notre  quotidien.  Aujourd’hui,  le  Parlement européen défend surtout les mêmes recettes que Macron, mais le 26 mai prochain, les élections européennes pourraient changer cela.*

1) Les pouvoirs des eurodéputé.e.s

Les pouvoirs du Parlement doivent être renforcés :

  • Il  faut  lui  donner  le  pouvoir  « d’initiative  parlementaire »  c’est-à-dire  de proposer des lois.
  • Il  faut  renforcer  son  pouvoir  de  contrôle  de  l’exécutif :  par  exemple,  la nomination  du  ou  de  la  président.e  de  la  BCE  serait  soumise  à  un  vote contraignant du Parlement.

Cependant, les eurodéputé.e.s ne sont pas pour autant dépourvus de tout pouvoir et peuvent infléchir le court des politiques européennes :

  • Le pouvoir de voter les lois : pour qu’une directive soit adoptée, il faut que le Parlement et le Conseil de l’Union européenne (la réunion de tous les chef.fe.s d’Etat ou de gouvernement) le vote. Concrètement, cela veut dire que sans le vote du Parlement, les directives ne sont pas appliquées. Prenons la directive qui a entrainé l’ouverture de la SNCF à la concurrence : elle a été adoptée à 24 voix près !
  • Le vote sur le budget : un pouvoir aussi partagé par le Conseil. Le budget de l’Union européenne finance des aides aux agriculteurs, des financements pour la recherche, de l’aide au développement.
  • La capacité d’enquête : le Parlement peut créer des commissions temporaires d’enquête, ce qu’il a fait par exemple sur les scandales d’évasion fiscale ou le scandale  du  Dieselgate  (triche  des  industriels  automobile  à  des  tests  anti- pollution). Ces enquêtes peuvent être déterminantes pour faire la lumière sur ces affaires et élaborer de nouvelles régulations européennes ou nationales.

2) L’Union européenne au quotidien

Le matin, ce qu’on mange est régulé par les normes européennes :

  • Dans les céréales, on peut trouver du glyphosate car les élu.e.s européen.ne.s ont accepté de voter pour sa ré-autorisation pour 5 ans.
  • Le lait dans nos céréales peut venir de très loin, alors que nous produisons un surplus  de  lait  en  Europe.  Cette  absurdité  est  possible  car  les  élu.e.s européen.ne.s votent pour les traités de libre échange comme le CETA avec le Canada, le JEFTA avec le Japon et bientôt peut être un nouvel accord avec la Nouvelle-Zélande.
  • Les  autres produits  peuvent être  issus  de grandes  fermes  industrielles  qui impactent l’environnement : les élu.e.s européen.ne.s votent pour la politique agricole commune européenne qui soutient ce mode d’agriculture, plutôt que les petits paysans et l’agriculture bio.

Les transports en commun pour aller au travail sont mis en danger par des décisions européennes :

  • Quand Macron ouvre le train à la concurrence, c’est parce que les élu.e.s européen.ne.s ont voté pour un texte qui impose la concurrence dans le rail.
  • Le risque c’est que des petites lignes ferment car elles ne seront pas assez fréquentées et pas assez rentables, et c’est moins de possibilité de se déplacer pour les Français.e.s.

Au travail, les salaires qui stagnent ou qui régressent, et les droits sociaux qui reculent ont aussi un lien avec l’Union européenne :

  • L’Union européenne n’a jamais fixé de normes sociales minimales en Europe, comme un salaire minimum par exemple.

  • Et  comme  les  entreprises  et  les  travailleur.se.s  sont  mobiles  dans  l’Union européenne, les droits nationaux sont mis en concurrence. Les entreprises ferment des usines en France car notre droit est protecteur ! A la place elles vont s’installer dans des pays avec peu d’acquis sociaux.

Les  services  publics  qui  souffrent  comme l’éducation  ou  la santé,  c’est  aussi la conséquence de décisions européennes :

  • Quand   l’Union   européenne   impose   aux   États   de   respecter   des   règles budgétaires  absurdes,  ce  sont  souvent  les  services  publics,  les  écoles,  les hôpitaux, la poste, donc notre quotidien, qui en pâtissent.

  • Quand l’Union européenne refuse de lutter contre les paradis fiscaux pour aller chercher l’argent là où il est, ce sont les élu.e.s en place qui l’acceptent, et le quotidien de tous les européens qui en souffrent.

Pourquoi voter France insoumise le 26 mai ?

  • Nous proposerons des projets concrets pour changer le quotidien :
  • Sortir  des  traités  européens  actuels  =  fin  des  règles  budgétaires
    européennes qui imposent l’austérité.
  • La règle verte pour protéger l’environnement = ne pas prélever plus à la planète que ce qu’elle peut reconstituer en une année.
  • La fin du dumping social = faire primer le droit national sur le droit
    européen quand il est plus favorable.
  • Dire  non  aux  traités  de  libre  échange  =  éviter  la  concurrence  de
    produits fabriqués sans aucun respect des hommes et de la planète.

Nous  ne  sommes  pas  seuls  pour  porter  ces  combats.  Avec  nos  alliés européens, nous avons créé l’alliance de Maintenant le peuple, pour porter ces idées de rupture simultanément dans nos pays, puis ensemble une fois au Parlement européen.



Pour faire entendre la voix du peuple contre les politiques de Macron

  • Macron applique les recettes libérales de la Commission européenne et des eurodéputé.e.s qui votent ces propositions.
  • La France insoumise veut rompre avec cette logique : chaque voix pour la FI, le soir du scrutin, sera présentée comme une voix qui dit « non » à Macron, à ses politiques antisociales et antiécologiques et ses équivalents européens.

Pour lancer l’alerte en Europe :

  • Les  élu.e.s  insoumis.e.s  surveilleront  étroitement  tout  ce  qui  se  passe  au Parlement et informeront la population pour dénoncer le pouvoir des lobbies et des technocrates qui leur sont trop souvent soumis.
  • Les eurodéputé.e.s insoumis.e.s rendront publics tous leur rendez-vous avec des lobbyistes et se battront pour que tout le Parlement fasse de même des lobbyistes et se battront pour que tout le Parlement fasse de même.

Pour préparer la stratégie plan A / plan B :

  • A terme, il faudra changer les traités européens pour que le programme de la France insoumise s’applique au moins en France, et voire dans d’autres pays européens.
  • La stratégie du plan A / plan B = une stratégie de rapport de force afin de se débarrasser des dogmes de l’austérité, du dumping social et fiscal, de la mise en concurrence généralisée des gens et des services publics, qui sont inscrits dans les traités européens.
  • Les   eurodéputé.e.s   insoumis.e.s   =   agiront   en   éclaireurs   au   parlement européen pour défendre cette stratégie, convaincre de la nécessité de sortir des traités actuels, et préparer la suite.